Qu'est ce que la conservation des espèces ?

Le thème est vaste mais nous allons aborder ce sujet du point de vue du soigneur. Au début du XXeme siècle les zoos étaient là pour divertir le public en exhibant des animaux sauvages dans des enclos rarement adaptés à leurs besoins. Actuellement le message est clair : la menace qui pèse sur la faune sauvage in-situ nous pousse à gérer de mieux en mieux les populations captives. Pour certaines espèces « en danger critique d'extinction », les animaux captifs représentent un dernier espoir, comme cela s'est déjà produit pour le condor de Californie ou le bison d'Europe.

La conservation des espèces se joue donc à deux niveaux : in-situ et ex-situ. Le but est très motivant : Sauver les espèces ! Mais la tâche s’avère difficile.

In-situ les associations de conservation se démènent pour impliquer les populations locales dans la protection de leur environnement. Les études ont prouvées en effet que le succès de tels programmes de sauvegarde de la faune sauvage nécessite la prise en compte des populations locales, notamment en leur permettant de retrouver une source de revenu autre que le trafic de la viande de brousse ou de bois exotique.

Ex-situ, les zoos tentent de trouver des solutions aux problèmes complexes liés à la reproduction et la gestion des espèces en captivité. Pour éviter la consanguinité, les établissements sont obligés « d’échanger » leurs animaux. Pour certaines espèces telles que les gibbons, il n'est pas toujours facile de former des couples reproducteurs. Pour d'autres le problème réside dans la gestion des mâles en surnombre.

Et ce ne sont que quelques exemples de difficultés à surmonter parmi bien d’autres. Et même si l'espèce se reproduit bien, la réintroduction des animaux nés en captivité n'est pas chose aisée et le milieu naturel ne permet pas toujours de mener à terme de tels programmes (pollution, morcellement des territoires de vie, braconnage, etc).

Pourquoi l'AFSA et la conservation ?

Les soigneurs qui ont choisi ce métier par passion, sont généralement très sensibles à ce thème. Les animaux captifs dont ils s'occupent chaque jour sont les ambassadeurs de leurs congénères sauvages. Ils nous offrent ainsi la possibilité d'expliquer aux visiteurs les menaces qui pèsent sur les milieux de vie de leurs cousins sauvages. Ce message d'alerte nous permet, en tant que soigneur, de nous impliquer dans la conservation. Trop souvent, quand on veut s'engager dans cette lutte qu'est la protection des espèces, on s’imagine se rendre sur le terrain et agir avec les associations qui travaillent in-situ. Or cela n'est pas toujours faisable, faute de temps, de moyens financiers... D'ailleurs les associations sur le terrain n'ont pas toujours les moyens d'encadrer les bénévoles même lorsqu'ils sont des professionnels. Une aide financière leur serait souvent plus utile !